À une époque où la digitalisation et les changements rapides dans les comportements des consommateurs redéfinissent le paysage du tourisme, les salons internationaux comme l’ITB Berlin, le FITUR à Madrid, ou le World Travel Market (WTM) à Londres se trouvent à un carrefour crucial. Ces événements, réputés pour leur capacité à rassembler les professionnels (et as que 🙂 )du tourisme du monde entier, font face à une pression croissante pour prouver leur valeur dans un contexte économique et technologique en mutation. Alors, que doivent faire ces salons pour ne pas devenir un modèle hasbeen? Les investissements substantiels des pays dans ces événements sont-ils justifiables ? On va essayer ( je dis bien essayer 🙂 de répondre à ces interrogations en explorant les voies d’adaptation et de renouvellement nécessaires à la survie de ces salons.
L’impératif d’innovation et de digitalisation
Pour rester pertinents, les salons du tourisme doivent s’attaquer à l’innovation et la digitalisation. L’intégration de composantes virtuelles ou hybrides permettrait non seulement d’élargir leur audience mais aussi d’offrir des formats plus flexibles et inclusifs ( beaucoup de pays le font maintenant dans leur stand).La création de plateformes numériques pour des rencontres virtuelles, des démonstrations de produits en réalité augmentée, ou des conférences en streaming peut enrichir l’expérience tout en atteignant un public qui ne peut pas se déplacer physiquement. Ces initiatives permettraient aux salons de se démarquer et de rester au cœur des évolutions du secteur.
Vers une plus grande durabilité
La durabilité est un autre domaine clé où les salons peuvent et doivent innover. En adoptant des pratiques plus vertes, ces événements peuvent non seulement réduire leur empreinte écologique mais aussi refléter les valeurs de plus en plus écologiques des consommateurs et des professionnels du tourisme. Cela peut aller de la réduction des déchets et l’utilisation d’énergies renouvelables à la promotion de stands éco-conçus et à l’encouragement des participants à opter pour des moyens de transport moins polluants( on évitera tt de même le vélo quand il pleut à Londres )
La justification des investissements
Quant à la question des investissements conséquents réalisés par les pays dans les stands de ces salons, elle mérite une réflexion approfondie. Ces dépenses sont souvent justifiées par l’opportunité de promouvoir la destination sur la scène internationale, de nouer des partenariats stratégiques et de conclure des affaires qui stimuleront l’économie locale. Cependant, dans un contexte où chaque Dhs doit être dépensé judicieusement, l’efficacité de ces investissements doit être régulièrement évaluée.
Les pays et les exposants doivent s’assurer que les retombées économiques (en termes de tourisme et de notoriété internationale) justifient les coûts engagés. Cela implique une planification minutieuse, une présence ciblée et une utilisation intelligente des données pour maximiser l’impact des participations. L’accent doit être mis sur la création d’expériences mémorables pour les visiteurs, l’exploitation des opportunités de réseautage et l’engagement dans des discussions qui façonnent l’avenir du tourisme.






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